Il y a peu en Bretagne, un neveu de Jacques m’a bluffée avec l’application Picture This : il suffit de prendre une plante en photo pour qu’elle soit identifiée par reconnaissance automatique.

Picture This est payant, je suis donc partie à la recherche d’un équivalent gratuit et j’ai trouvé Pl@ntNet. Et ma vie a changé… Une photo suffit pour découvrir quel(le) est la fleur, la plante, l’arbre qui vous intrigue.

J’ai commencé par du facile, pour être certaine de la fiabilité de la chose. Ces plantes ont été identifiées immédiatement :

J’ai appris ensuite que j’avais planté de l’artichaut de Jérusalem…

Fleur de topinambour (pas encore en fleur…)

J’ai ensuite compliqué les choses en photographiant juste ça :

Pl@ntNet a effectivement identifié aussitôt la canne de Provence que Jacques a ramené de Marseille il y a quelques semaines.

J’ai ensuite essayé avec un arbre sur pied. Il est possible de proposer plusieurs photos d’un même végétal en indiquant s’il s’agit du fruit, de la feuille, de l’écorce…

Pl@ntNet appelle ça Negundo, ce qui ne me disait rien. Il suffit d’appuyer sur le lien qui fournit des explications et vous voilà sur la page Wikipédia correspondante : il s’agit d’un érable à feuilles de frêne, acer negundo.

A ce stade, je faisais des bonds de joie dans mon jardin : à moi le savoir, la science, la connaissance ! Je me suis mise à photographier ce que je ne connaissais pas et j’ai découvert qu’il me faut faire attention avec cette plante invasive :

Le raisin d’Amérique (Phytolacca americana) est « une plante toxique. Elle est devenue invasive sur une partie des territoires où elle a été introduite, souvent volontairement comme plante décorative ou pour d’autres usages. Elle constitue un danger pour les populations humaines et certains animaux. Sa concentration en toxines croît avec la maturité de la plante. Ses fruits sont toxiques pour les enfants et de nombreux animaux ; la plante est néanmoins encore vendue et cultivée comme espèce horticole ornementale » (source).

Et puis cette plante, à l’évidence cucurbitacée qui pousse toute seule près du composteur, c’est quoi ?

Probablement un potiron (Cucurbita maxima)

L’application a emporté ma totale adhésion quand elle a identifié ça :

Souvenez-vous en avril dernier, j’ai semé des pépins de citron. Ils ont grandi et se portent très bien, ne mesurant malgré tout qu’une dizaine de centimètres. Eh bien l’application a aussitôt reconnu un citronnier.

Comme je vous l’ai dit, j’aime me plonger dans un livre pour le plaisir de chercher, pour feuilleter, me tromper, découvrir au hasard d’autres plantes cousines… Pl@ntNet prive l’amateur de la sérendipité mais lui assure une identification presque sans faille, en tout cas pour les espèces les plus communes.

Si comme moi, vous êtes allergique aux GAFAM et n’avez pas de compte Google ou Apple, il est possible de télécharger cette application (comme tant d’autres) au format .apk et de l’installer sur votre téléphone intelligent en quatre clics : vous ne volez ni ne lésez personne puisque l’application est gratuite. Sans compte, vous pouvez quand même avoir accès aux fiches techniques (puisqu’il s’agit de Wikipédia) mais vous ne pouvez pas partager vos photos avec la communauté (on vous demande alors de vous identifier avec Google, beurk).

Pl@ntNet est un vaste et formidable projet collaboratif que je vous invite à découvrir et enrichir.

4 Comments on “Une application géniale pour reconnaître les plantes

  1. Moi aussi, je suis très attachée à la sérendipité. Et au plaisir de compulser mes encyclopédies. Mais il est vrai que pour les jeunes pousses, une telle application doit permettre d’éviter bien des erreurs de désherbage. Je crois que cela va me convaincre de m’équiper, enfin, d’un smartphone. Merci Sandrine !

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    • Oh, mais si tu es la dernière en ce monde insensé à ne pas avoir de smatphone surtout non, ne t’équipe pas ! Reste comme tu es, on te metra bientôt dans un musée et les gens, les aliénés que nous sommes, viendront te visiter, voir cet étrange spécimen de femme libre ! J’en ai un depuis presque 4 ans et je souhaite m’en séparer mais il y a beaucoup de résistances, qui sont des poids… je ne sors pas victorieuse de ce combat-là même si mon utilisation de ce téléphone intelligent est plus que modérée. Il est là et c’est déjà un échec à mes yeux.

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      • Oui, le refus du smartphone est un acte de résistance. De plus en plus difficile. Je sens venir le moment où il faudra un smartphone-passeport sanitaire pour le moindre geste. Pas sûre que je tiendrai le coup. Heureusement, il y a de belles applications pour me consoler. 😏

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