En même temps que vos plants de légumes, plantez aussi des oyas (ou ollas). Ces poteries d’irrigation prendront soin de vos tomates, melons, poivrons et autres plantations estivales si vous partez (un peu) en vacances.

Les oyas sont une technique d’arrosage très ancienne. Les Chinois la pratiquent depuis des millénaires. Elle consiste à enterrer des poteries de terre cuite au potager et à les remplir d’eau. Ni peintes ni vernies, elles sont poreuses et laissent suinter l’eau lentement. Elles dispensent d’arroser pendant plusieurs jours. Si votre potager est par ailleurs bien paillé, il pourra ainsi supporter une absence prolongée d’arrosage.

De plus, il s’agit d’une méthode d’arrosage racinaire qui ne mouille donc pas les feuilles et évite ainsi les maladies cryptogamiques (causées par des champignons). Elle permet d’économiser jusqu’à 50% d’eau et de limiter les adventices (ou mauvaises herbes).

On peut bien sûr acheter des oyas. Mais on peut aussi les fabriquer, c’est très simple. Il faut deux pots en terre que vous collerez l’un sur l’autre pour former une jarre.

Première étape : trouver des pots en terre cuite. Les miens ont un peu vécu et nécessitent un bon coup de brosse métallique. Il vous faut aussi des petits éclats de pots ou de tuiles pour boucher le fond de votre oya.

Il vous faut ensuite de la colle. Certains préconisent du silicone, c’est-à-dire du plastique, pas moi. Choisissez du mortier colle (à l’origine pour coller de la brique monomur), c’est très efficace. Plongez d’abord vos pots dans l’eau pour qu’ils soient imbibés. Ceci afin d’augmenter l’adhérence du mortier colle. Puis plongez tout simplement le haut de votre pot dans votre colle puis vous le posez à côté : c’est la partie inférieure de votre oya donc vous collez de quoi boucher le trou du fond (un morceau de tuile par exemple) et vous posez l’autre pot dessus. Soit ils sont de même diamètre, soit l’un est plus petit que l’autre et vient s’incruster dans le grand. Dans tous les cas, il y a des espaces car les pots sont loin d’être absolument sphériques. Bouchez-les tous avec le mortier colle.

Et voila : vous laissez sécher au moins une journée et votre oya est prête à être enterrée au jardin, tout prêt de vos précieux plants. En cette mi-mai très pluvieuse, pas besoin d’arroser mais quand viendront les chaleurs, il n’y aura plus qu’à remplir les oyas par le trou qui affleure. Une fois l’oya pleine, posez quelque chose sur le trou affleurant pour éviter que l’eau ne s’évapore par là.

Plus les oyas sont grosses, plus elles contiennent d’eau et diffusent longtemps, mais plus elles prennent de place au potager !

Oya au milieu des tomates, pastèques, melons, poivrons…

Dans cette vidéo, ils font à peu près comme moi, sans silicone mais avec de la colle à carrelage. Dans cette autre vidéo, Xavier Matthias de la ferme de Chédigny en Touraine explique les mérites des oyas et présente celles du potier à l’ancienne Laurent Jammet.

2 Comments on “Fabriquer des oyas pour l’arrosage

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :